


Alain Fleurent et Benoît Perreault, graveurs
Théâtre L’Autre Rive
Rue Victor Brodure 63, Polleur-Theux
lors des spectacles (www.cctheux.be)
Guy Langevin, graveur
Galerie La Marotte
Rue du Pont 5, Theux
du jeudi au dimanche de 15h à 18h
Elisabeth Mathieu, Jo Ann Lanneville et Aline Beaudoin, graveurs
Centre culturel
Place Pascal Taskin 1, Theux
du lundi au vendredi de 10h à 17h
Informations complémentaires :
Centre culturel de Theux
087 64 64 23
centreculturel@theux.be
www.cctheux.be
Après une première édition d’exposition internationale organisée avec le Mexique en 2007, le centre culturel de Theux a décidé de réitérer l’expérience. Le pays invité est le Canada et plus particulièrement la ville de Trois-Rivières au Québec.
Cette rencontre entre 2 continents met l’accent sur la gravure à travers 6 artistes québécois renommés. Installations et performances réalisées par ces mêmes artistes, animent les lieux d’exposition et le centre urbain.

Artiste-chercheur qui inscrit sa création et sa diffusion dans une perpétuelle mouvance interdisciplinaire, il interpelle les publics par diverses approches hybrides. L’interdisciplinarité est pour lui structure de langage. Sa recherche d’un art global l’a amené à proposer des œuvres, intégrant ou s'intégrant à des installations, de la vidéographie d’art, de la poésie et de la musique expérimentale. Cette polyvalence lui permet de faire circuler ses préoccupations à travers de multiples modélisations en inscrivant régulièrement actions et sens dans des lieux cibles. Alain Fleurent s’acharne sur les possibles de la conscience et du temps, tente de proposer des cataplasmes contemplatifs à la conscience collective qui s’objective.

« J’essaie d’établir un dialogue entre un objet réel et sa symbolique. Pour l’exprimer, je mets en opposition des formes par des contrastes de valeur. J’ai été fortement inspirée par la barque elle-même et le développement de cette forme m’a permis d’en faire évoluer le concept ».
J’ai retourné la barque pour en faire un abri. Du thème de la barque, je suis passée à celui de l’habitation. De nouveau, la forme de l’objet m’inspire pour continuer une série d’œuvre sur le thème de l’abri ».

« Ma production en art, c’est se bercer par la musicalité de l’image. Je compose l’ambiguïté, des dialogues provoqués par le mélange des genres. La curiosité est ma principale motivation, mon imaginaire s’en nourrit. Je suis un consommateur compulsif, un homme de son temps fasciné par le vieux et son histoire, manipulable. D’un regard archaïque, je tente de prendre position comme artiste de ma génération, à une époque où la religion est notre profession et les artéfacts, nos produits de consommation ».

« Telle une architecte paysagiste, je conçois des parcours verdoyants pour flâneurs attentifs en quête de nouveaux sentiers qui les mèneront aux quatre coins d’un jardin intime, ludique et poétique. Dans mes œuvres, l’imaginaire rythme avec la nature dans un monde de formes et de textures. Combinée à la représentation des quatre éléments de la nature, l’utilisation du motif de feuille est un défi et devient un prétexte à développer un outil graphique unique et différent. Il se transforme selon les projets : en paysage, en chien, en bateau, en ballon-terre, etc. Autochtone de mon propre territoire visuel, la feuillagiste que je suis devenue glane au hasard de ses promenades des écofacts et construit son parcours créateur ».

D’abord reconnu pour sa production en lithographie, c’est à la fin des années ’80 qu’il fait ses premières armes en manière noire. Toute sa production artistique, ses façons de s’exprimer en seront influencées par la suite : le dessin, la peinture, l’installation, la photographie.
Dans son œuvre « Icônes Profanes », il réunit des préoccupations de toutes sortes pour créer une atmosphère propice à la réflexion.
La lumière, la hauteur, le caractère magique des édifices religieux qui l’inspirent tendent à rendre l’homme conscient de sa fugacité.

« La représentation nous rappelle une bûche, déracinée et émondée, quelque chose sans nom dans le désert du monde. Entourée de spirales infinies, soumise à des contraintes continues ou même torturée, n’y a-t-il pas de refuge? N’est-ce pas l’éternel cycle de tomber et se relever, des hauts et des bas, du laisser-aller ! Sommes-nous des bûches sans appuis, sans racines?
Je travaille actuellement une série de dessins, d’estampes et d’œuvres uniques questionnant notre habitat, nos lieux de refuge, nos enfermements. Des formes simples évoquant soit des grottes ou des volcans, soit associant les réflexes et les comportement humains dans le quotidien, des hommes bêtes, des mains souches ».
Conférence
« Espace, anthropogenèse et esthétique » par Eric Furnémont
le lundi 12/10 à 20h
Théâtre L’Autre Rive
Eric Furnémont, diplômé en architecture, philosophie, esthétique et philosophie de l’art.
Devant les bouleversements des écosystèmes et de nos milieux humains, devant l’urgence de réponses, la conférence veut montrer toute l’importance d’un renouvellement radical de l’attitude de l’Occident à l’égard de l’environnement et de l’Autre, autrement dit à l’espace fini de la Terre, que nous avons en partage. L’évolution de l’homme est en effet indissociable de sa spatialité, qui en constitue l’histoire. A l’encontre de toutes les tentatives d’uniformisation, de contrôle et d’anesthésie, il s’agit de réhabiliter la dimension d’une esthétique politique de l’humain incarné dans le monde.
Rencontres au Théâtre L’Autre Rive et dans le centre urbain
Poésie, art audio, vidéo, installation, performance, théâtre, projection de films, présentation de livres québécois
Projection vidéo Territory Bike
Galerie La Marotte
du 11/10 au 08/11
Stage de gravure pour enfants de 12 à 16 ans
les 30/10 et 14/11 de 14h à 16h avec Michel Barzin et les artistes exposants